Les régimes de garanties des employés ne tiennent pas compte des défis du canada en matière de santé

Le 8 avril 2015

TORONTO (le 8 avril 2015) – Menée sur une période d'un an, une étude de Green Shield Canada sur le recours aux garanties de soins de santé révèle des faits étonnants, tant pour les fournisseurs de garanties de soins de santé que pour les employeurs. Cette étude pionnière et exhaustive portant sur les médicaments d'ordonnance, les soins visuels et les services paramédicaux indique comment les régimes de garanties sont utilisés et montre que les dépenses engagées ne correspondent pas aux principaux problèmes avec lesquels les Canadiens doivent composer en matière de santé.

Par exemple, l'étude a révélé que les clients de Green Shield Canada ont dépensé l’an dernier environ 144 M$ en lunettes, chaussures orthopédiques, traitements chiropratiques et massothérapie. En revanche, seulement 100 000 $, soit moins de 1 % de cette somme, ont été dépensés en consultations auprès de diététistes et de nutritionnistes, et ce, malgré les études ayant démontré que l'incidence du diabète de type 2 a doublé au Canada depuis l'an 2000 et que les habitudes alimentaires constituent un facteur important pour cette maladie.

L'observation la plus étonnante des chercheurs de l'étude concerne l'augmentation rapide du recours aux services paramédicaux chez les jeunes, entre autres les soins chiropratiques chez les bébés et la massothérapie chez les adolescents. Parmi tous les services, c'est la massothérapie qui occasionne le plus de dépenses. Ses clients sont des membres dans la vingtaine jusqu'à la cinquantaine bien sonnée. Cette tendance s'observe à une époque où les maladies chroniques, comme l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et le diabète, dominent de plus en plus chez les employés et entraînent des coûts importants pour le système de santé.

Green Shield Canada ne croit pas qu'il faut supprimer la couverture des services paramédicaux, mais elle laisse entendre que ces services pourraient empiéter sur d'autres stratégies de santé et traitements extrêmement importants. « Les régimes et les habitudes des employés canadiens et de leur famille en matière de dépenses tiennent de moins en moins compte des plus gros défis de santé de l'heure. Il faut trouver le juste milieu entre les désirs et les besoins des employés et des personnes qui sont à leur charge », déclare David Willows, viceprésident, Solutions de marché stratégique, Green Shield Canada. « Le secteur et les employeurs doivent repenser les régimes de garanties en se fondant sur la perception qu'en ont les membres et l'usage qu'ils en font. »

Sur le plan démographique, ce que l'avenir réserve au Canada et à ses employeurs est aussi inquiétant. Les baby-boomers prennent de l'âge et la facture de leurs soins de santé, surtout le traitement de leurs maladies chroniques, augmente à une vitesse vertigineuse. De plus, le fardeau de cette facture repose sur les épaules d'un bassin de population de moins en moins nombreuse. Dans les années 1960, on comptait huit travailleurs pour chaque personne âgée. Au cours des prochaines décennies, le ratio travailleur/personne âgée passera à 2:1, ce qui soulève la question suivante : d'où proviendront les fonds nécessaires à la prestation des soins de santé? L'augmentation du coût des médicaments est également inquiétante pour l'avenir. Au cours de l'étude, le débat prédominant concernait la capacité des employeurs canadiens à assumer le coût toujours croissant de la couverture des médicaments coûteux qui sont prescrits pour traiter des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et l'hépatite C.

« Oui, ces médicaments sont très dispendieux et même si, dans l'ensemble de notre secteur, on s'entend pour dire que les employeurs canadiens et les consommateurs paient leurs médicaments trop cher, on ne peut pas nier que ceuxci peuvent avoir un effet positif sur les employés », dit Willows. « Un médicament qui peut guérir l'hépatite C ou permettre à une personne atteinte de polyarthrite rhumatoïde de retourner au travail est un bon investissement pour un employeur. » 

« Cette étude montre clairement qu'il faut discuter franchement du régime de garanties classique », ajoute Willows. « Nous comprenons que les membres aiment se faire rembourser le coût de leurs lunettes et de leurs massages, mais la demande monte en flèche pour des médicaments coûteux (mais très efficaces) et des traitements contre les maladies chroniques. Voilà pourquoi une discussion franche s'impose sur les régimes de garanties des employés et l'écart grandissant entre ces régimes et nos besoins actuels et futurs
en matière de soins de santé. »

Pour en savoir plus :

David Willows, viceprésident,
Solutions de marché stratégique
Green Shield Canada
416 2217001,
poste 4100
david.willows@greenshield.ca