VOUS VOULEZ VIVRE JUSQU’À 150 ANS? PETIT GUIDE DE LA FIN DU VIEILLISSEMENT TEL QU’ON LE CONNAÎT

Le 23 août 2017

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, le Canada a fêté ses 150 ans cet été. Une jeunesse! Et cela nous a portés à réfléchir. On dit que le premier humain qui vivra 150 ans est déjà né. C’est donc dire qu’une personne vivante aujourd’hui pourrait assister aux célébrations du 300e anniversaire du Canada! Réalité scientifique, ou science-fiction?

La réponse dépend du camp que vous choisissez.


Le pari

Revenons à l’année 2000. Pendant que le reste de l’humanité écoutait la chanson 1999 de Prince et paniquait devant l’arrivée imminente du bogue de l’an 2000 (qui n’a finalement pas mis fin à la fête, malgré les prédictions de Prince...), Steven Austad de l’Université de l’Alabama et Jay Olshansky de l’Université de Chicago ont fait un pari l’un contre l’autre.

Les deux hommes ont chacun déposé 150 $ dans un compte qui, à la fin de la durée du pari, en 2150, devraient rapporter plusieurs millions de dollars au gagnant. L’objet du pari? Austad croyait que la première personne qui vivrait 150 ans était déjà née. Olshansky, lui, n’y croyait pas. Les deux ont bon espoir de l’emporter (bien qu’aucun d’eux ne sera là pour le savoir).

Et les optimistes que nous sommes, qui voient toujours le verre à moitié plein, ne peuvent s’empêcher de se demander : est-ce possible? Pensez-y : depuis la création du Canada, il y a 150 ans, notre espérance de vie a plus que doublé, passant d’environ 40 à 82 ans. Ce prolongement de notre longévité est attribuable en partie à d’extraordinaires percées médicales (comme la stérilisation, les antibiotiques, les vaccins, l’anesthésie, les transplantations, et bien d’autres encore).

Est-ce que cela signifie que les scientifiques ont encore quelques miracles de la médecine dans leurs manches? Notre curiosité a été piquée...


Est-ce vraiment impossible?

Les scientifiques qui font de la recherche dans ce domaine soutiennent que l’approche actuelle utilisée pour le traitement des maladies chroniques ressemble un peu à tenter de réparer les pots cassés. On peut traiter chaque maladie individuellement, mais ça ne règle pas la cause sous-jacente du problème : l’âge.

Autrement dit, une vie plus longue est un heureux hasard et découle d’une durée plus longue de la bonne santé. En fait, ce que les scientifiques cherchent à réaliser, c’est allonger la durée de vie « en bonne santé » des humains.

Chez GSC, nous parlons beaucoup des principaux facteurs de risque des maladies chroniques (qui sont, inutile de le rappeler, l’inactivité, la mauvaise alimentation et le fait de ne pas prendre ses médicaments correctement). Mais il y en a un autre, dont on entend beaucoup moins parler parce qu’on n’y songe pas comme à quelque chose qu’on peut éviter : le vieillissement. En effet, le vieillissement est le principal facteur de risque de toutes les maladies chroniques dont souffrent les Canadiens (maladies cardiovasculaires, diabète, accident vasculaire cérébral, etc.).

Austad et ses pairs nous diraient cependant qu’il faut cesser de traiter le vieillissement comme un facteur inévitable, mais plutôt le traiter comme une maladie qu’on peut prévenir.

Attention. Austad ne dit pas qu’on peut arrêter le vieillissement ou le guérir comme une maladie. Il affirme cependant qu’on peut traiter ou même renverser les effets du vieillissement pour que les gens restent en santé plus longtemps. Autrement dit, une vie plus longue est un heureux hasard et découle d’une durée plus longue de la bonne santé. En fait, ce que les scientifiques cherchent à réaliser, c’est allonger la durée de vie « en bonne santé » des humains.

Et comme nous n’avons rien à perdre (sauf notre vie, j’imagine), nous choisissons de nous ranger publiquement du côté d’Austad sur cette question. Examinons donc de plus près les principales recherches et technologies qui nous aideront à vivre jusqu’à 150 ans, et plus longtemps encore!

 
Objectif 150 : Les 3 principaux traitements

Traitement no 1 : Les médicaments (quelle surprise!)En Amérique du Nord et partout dans le monde, les médicaments représentent un immense marché. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup de recherches tentent de trouver au vieillissement une solution qu’on puisse se procurer à la pharmacie du coin.

Mais étonnamment, les médicaments les plus prometteurs de ce côté-là existent déjà et sont utilisés pour traiter d’autres problèmes de santé :

  • Métformine :        Utilisée pour traiter le diabète depuis les années 1960 et faisant actuellement l’objet d’essais cliniques pour ses effets anti-âge.
  • Rapamycine :     Médicament plus récent, actuellement utilisé pour faciliter la transplantation d’organes et traiter des formes rares de cancer et faisant lui aussi l’objet d’essais cliniques. On a démontré qu’elle prolonge la durée de vie des souris de 25 %, le meilleur résultat atteint à ce jour avec un médicament, et qu’elle protège du cancer et de la neurodégénérescence.

Il existe aussi des médicaments en cours de développement qui tentent de reproduire les processus organiques qui font que les animaux de laboratoire soumis à des régimes de restriction calorique vivent plus longtemps. D’autres copient les effets des gènes présents chez les personnes qui vivent longtemps.

Et si certains de ces médicaments peuvent être assez coûteux, on estime généralement que la prévention du vieillissement à l’aide de médicaments est la stratégie offrant le meilleur rapport qualité-prix. La métformine, par exemple, a un équivalent générique qui serait si peu coûteux que certains chercheurs croient qu’elle pourrait être ajoutée au réseau d’eau potable, comme le fluorure l’est dans certaines villes.

 

Traitement no 2 : L’impression d’organes en 3DDepuis l’invention de l’impression en trois dimensions, on semble avoir trouvé des façons de l’utiliser dans tous les secteurs – même en médecine. Dans les laboratoires du monde entier, les chercheurs impriment des prototypes de valves du cœur, oreilles, os, articulations, ménisques, tubes vasculaires et greffons de peau.

La prochaine étape? Des organes. Imaginez un instant l’impact que pourrait avoir l’impression 3D sur la transplantation d’organes. La demande d’organes est aujourd’hui beaucoup plus grande que la quantité d’organes disponibles, et pour un patient, les chances de trouver un donneur compatible sont minces. L’impression 3D pourrait toutefois permettre aux médecins de créer des organes parfaitement compatibles, imprimés avec de l’« encre » faite à partir de votre propre ADN.

Et s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la transplantation d’organes imprimés devienne réalité, la possibilité de créer des cellules cutanées et morceaux de tissus pour tester des médicaments le deviendra probablement d’ici les cinq prochaines années.

 

Traitement no 3 : Les nanorobots


Le futurologue et informaticien Ray Kurzweil croit que dans 15 ou 20 ans, nous aurons tous des appareils microscopiques, appelés des nanorobots, qui navigueront dans notre corps et pourront réparer les cellules ainsi que les organes endommagés et éliminer efficacement les maladies.

Ces nanorobots ne sont cependant pas de simples versions miniaturisées de nos robots classiques. Ce sont en fait de petites molécules créées pour accomplir des tâches automatisées.

La première génération de nanorobots accomplira des tâches précises, comme le transport de médicaments vers des endroits particuliers de notre corps ou l’enlèvement de tissus malades. Cette technologie en est déjà à l’étape des essais cliniques chez des humains et pourrait bientôt devenir une réalité médicale.

Selon Kurzweil, la prochaine étape logique serait donc la présence permanente de nanorobots dans nos veines. Ces nanorobots nettoieraient et entretiendraient notre corps et pourraient même remplacer nos organes quand ceux-ci font défaut. Cette technologie fait déjà l’objet d’essais cliniques sur des souris.

 
Ce qui ne veut pas dire que vous pouvez vous écraser sur votre divan et attendre…

Oui, nous aussi nous sommes emballés. Tout cela paraît formidable, mais au risque de passer pour des rabat-joie, nous voudrions vous rappeler qu’on ne peut pas se recroqueviller en position fœtale et attendre que l’avenir nous sauve. Si vous êtes assez vieux pour lire cet article, vous êtes probablement déjà trop vieux pour pouvoir profiter un jour des bienfaits que cette technologie apportera.

Il faut plutôt vous retrousser les manches et aborder la longévité « à l’ancienne », c’est-à-dire en mangeant bien, en faisant de l’exercice et en prenant soin de votre corps aujourd’hui.

Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour y arriver, le portail de gestion de la santé ChangerpourlavieMD peut vous aider. Le portail Changerpourlavie, auquel vous pouvez accéder par l’intermédiaire de vos Services en ligne, vous propose un questionnaire d’évaluation des risques pour la santé ainsi que des outils pratiques pour vous aider à suivre et améliorer votre santé. Vos activités peuvent même vous mériter des points que vous pourrez utiliser pour gagner de formidables récompenses.

Et n’oubliez pas qu’il se pourrait qu’aucune de ces technologies ne tienne ses promesses et ne nous aide un jour. Mais ne vous en faites pas, parce que même si c’était le cas, il est presque certain que les nanorobots seront un jour en vedette dans un excellent film d’horreur et de science-fiction. (Et vous l’aurez appris ici!)

 

Comme nous sommes très gentils chez GSC, nous avons décidé de vous dévoiler le secret du meilleur traitement contre le vieillissement qui existe aujourd’hui. Prêts? C’est le sommeil! Le sommeil favorise la croissance et la réparation des cellules, stimule le système immunitaire et ralentit le processus du vieillissement. Et ce n’est pas tout! En plus, c’est gratuit.

Le Canada est le premier pays à avoir construit une plateforme d’atterrissage pour ovnis, à St. Paul, en Alberta. Même le ministre de la Défense nationale, Paul Hellyer, a assisté à son inauguration en 1967. (C’est à se demander comment on a réussi à se rendre à 150 ans...)

Nos publications (comme celle-ci) contiennent une foule de renseignements sur le secteur et les tendances en matière de santé, conseils sur les régimes de garanties et autres nouvelles (géniales) de GSC. Pour vous éviter de parcourir toutes les publications imaginables afin de trouver ce que vous cherchez, nous communiquons dans le blogue Histoires de GSC quelques-uns de nos articles préférés, qui regorgent de renseignements très intéressants, y compris quelques-uns tirés de g(sc) EN BREF. Nous vous encourageons à consulter souvent cette page pour prendre connaissance des nouvelles mises à jour.