Il est temps d’écouter ce que nous disent nos bouches Accordons à notre santé buccodentaire l’attention qu’elle mérite

Le 24 mai 2017

Les faits parlent d’eux-mêmes : le lien entre une bonne santé buccodentaire et la santé en général est attesté par des données scientifiques (peut-être vous souvenez-vous d’avoir lu un article à ce sujet dans le numéro de mars 2014 du Fond de l’histoire). Compte tenu de l’abondance des données prouvant l’importance d’une bonne santé buccodentaire, pourquoi notre approche des soins de santé au Canada semble-t-elle privilégier les problèmes de santé localisés sous le cou? Que se passe-t-il? Examinons la situation d’un peu plus près.

Qu’est-ce que la santé buccodentaire?

Nos dents ne représentent qu’un aspect de la santé buccodentaire. L’Organisation mondiale de la santé définit la santé buccodentaire comme « l’absence de douleur buccale ou faciale, de cancer buccal ou pharyngé, d’infection ou de lésion buccale, de parodontopathie (affection touchant les gencives), de caries dentaires, de perte de dents et d’autres maladies et troubles».

Selon la Fédération dentaire internationale, la santé buccodentaire est « multiforme et inclut, entre autres, la capacité de parler, sourire, sentir, goûter, toucher, mâcher, déglutir et exprimer des émotions par les expressions du visage avec confiance, sans douleur et sans gêne, ainsi que les pathologies du complexe craniofacial2 ».

Pour être en bonne santé de la tête aux pieds, ouvrez grand la bouche

Les soins buccodentaires sont rarement sous les projecteurs, même si une bonne santé buccodentaire nous permet de respirer et, bien sûr, manger, boire, parler et sourire. Plutôt que d’être les laissés-pour-compte de la santé, pourquoi les soins buccodentaires ne figurent-ils pas aux côtés des autres services médicalement nécessaires?

Des données scientifiques prouvent l’existence de divers liens entre une bonne santé buccodentaire et la prévention et la prise en charge de la maladie. Par exemple, en plus de la corrélation établie entre une bonne santé buccodentaire et le dépistage des caries et des maladies des gencives, on a constaté l’existence de liens entre les soins buccodentaires et le cancer buccal de même qu’une foule d’autres problèmes de santé :

  • Maladie cardiovasculaire : Les personnes atteintes d’une maladie des gencives ou ayant des antécédents de maladie des gencives sont aussi susceptibles d’avoir une maladie coronarienne. Des chercheurs étudient également le rapport entre les bactéries buccales et les caillots de sang, et entre les maladies des gencives et les accidents vasculaires cérébraux3;
  • Diabète : La présence de problèmes dentaires indique qu’il y a peut-être lieu de vérifier si le patient est atteint d’un diabète non diagnostiqué ou d’un prédiabète4;
  • Maladies respiratoires : Des recherches ont mis en lumière un lien entre le nombre supérieur à la moyenne de problèmes de gencives de certains patients et leur vulnérabilité plus élevée aux pneumonies5;
  • Ostéoporose : La perte osseuse des dents est parfois le signe d’un début d’ostéoporose6.

Accouchement prématuré, bébés de faible poids à la naissance, voire maladie d’Alzheimer... les études faisant état de liens entre la santé buccodentaire et la santé en général se succèdent, et pourtant les problèmes de santé buccodentaire restent à la remorque des autres problèmes de santé.

Il se peut que cette situation soit partiellement attribuable à l’approche des soins de santé préconisée par le Canada, qui considère en général la tête comme étant séparée du reste du corps ou n’en tient carrément pas compte. Cette dichotomie tête-corps est également observée dans le domaine de la santé mentale (qui, heureusement, suscite de plus en plus l’attention qui lui est due). En revanche, la santé buccodentaire est encore une abstraction et son importance continue d’être négligée.

L’approche holistique des soins de santé jouit d’une faveur qui aidera peut-être à accorder à la tête la place qui lui revient, et à renforcer l’importance de la santé buccodentaire. Une approche holistique de la santé consiste pour ainsi dire à concevoir l’être humain comme un tout plutôt qu’à s’attacher à une maladie ou une région du corps. Le principe sous-jacent est le suivant : les problèmes qui touchent une partie du corps peuvent avoir des répercussions – physiologiques, mentales, émotionnelles et spirituelles – étendues.

De plus en plus, les soins buccodentaires sont perçus comme étant médicalement nécessaires; diverses associations dentaires et organisations de santé publique dans le monde reconnaissent que la santé buccodentaire est un droit fondamental de la personne. Par exemple, comme un chercheur l’a observé : « Les soins dentaires ont été recommandés dans les rapports de la Commission royale d’enquête sur les services de santé de 1964, qui ont contribué à façonner notre système de soins de santé tel que nous le connaissons aujourd’hui, mais les soins dentaires ne font toujours pas partie des soins de santé financés par l’État. Résultat : Près du tiers des Canadiens n’ont pas de couverture dentaire, ce qui entraîne de piètres résultats en matière de santé et des inégalités flagrantes. Des données probantes indiquent que les soins dentaires devraient être intégrés dans le système canadien existant puisqu’ils sont médicalement nécessaires. Leur inclusion fera baisser les coûts à long terme et favorisera l’accessibilité et l’exhaustivité des soins dans notre système de santé7 » [traduction]. Quel est l’« état de la nation »? Les Canadiens ont-ils tous accès à des soins buccodentaires de qualité?

La situation des soins buccodentaires au Canada

La situation n’est pas rose, car environ 32 % des Canadiens8 n’ont accès à aucune couverture dentaire. Voici pourquoi.

Contrairement aux problèmes de santé localisés sous le cou – qui, pour la plupart, sont couverts par des régimes publics – les problèmes buccodentaires sont essentiellement couverts par des régimes privés. Par exemple, certains Canadiens ont accès à des prestations de soins dentaires dans le cadre du régime de soins dentaires de leur employeur, ou ont une couverture dentaire privée, non liée à leur emploi. D’autres paient de leur proche les soins buccodentaires dont ils ont besoin.

Services de soins buccodentaires financés par les pouvoirs publics

  • Les programmes du gouvernement fédéral s’adressent aux Canadiens qui répondent aux critères d’admissibilité applicables aux personnes ayant le statut d’Autochtone, au personnel militaire, aux anciens combattants, aux prisonniers fédéraux, aux réfugiés et au personnel de la Gendarmerie royale du Canada.
  • Les programmes des gouvernements provinciaux et territoriaux s’adressent aux Canadiens admissibles à des services dentaires chirurgicaux qui nécessitent une hospitalisation ou une intervention justifiée par un besoin médical ou un problème médical antérieur à la naissance (anomalie congénitale). De plus, il existe des programmes qui ciblent les Canadiens répondant aux critères d’admissibilité applicables aux bénéficiaires de l’aide sociale et à leurs personnes à charge de même qu’à des populations ciblées d’enfants, adultes et personnes âgées (p. ex., familles à faible revenu) et à des populations ciblées de personnes handicapées et institutionnalisées (p. ex., résidents d’établissements de soins de longue durée), à certaines personnes ayant des déficiences intellectuelles et à la population carcérale des pénitenciers provinciaux.
  • Certaines administrations municipales disposent aussi de programmes, selon les enjeux en présence tels que des ententes de partage des coûts avec les provinces; leurs programmes sont destinés aux bénéficiaires de l’aide sociale et à leurs personnes à charge, à des populations ciblées d’enfants et adultes (p. ex., familles à faible revenu) et à des populations ciblées de personnes handicapées et institutionnalisées (p. ex., résidents d’établissements de soins de longue durée).

Bien qu’il existe un nombre modeste de régimes publics, les inégalités sont évidentes : certains gouvernements – pas tous – offrent des programmes réservés à certains groupes vulnérables. Par exemple, certains offrent des services aux enfants des familles à faible revenu, alors que d’autres ne le font pas; certains assurent la prestation de services à certains groupes de personnes âgées, tandis que d’autres n’en accordent pas à ces clientèles. Même dans le cas où des régimes sont offerts, ceux-ci couvrent en général un éventail limité de services de base. Le manque de consensus quant aux normes de prestation des soins buccodentaires entre les administrations fédérale, provinciales, territoriales et municipales est généralement considéré comme un problème grave.

Ainsi, un nombre élevé de Canadiens ne reçoivent pas de soins buccodentaires; la ventilation de l’approche publique-privée des soins buccodentaires révèle qu’environ 62 %9  des Canadiens ont une couverture dentaire privée et que seulement 6 %10 des Canadiens sont couverts par des régimes publics.

Les 32 % de Canadiens qui n’ont pas accès à une couverture dentaire représentent certains des groupes les plus vulnérables. Même si un grand nombre d’entre eux travaillent, ils n’ont pas de régime de soins dentaires d’employeur et, en général, leurs revenus leur permettent tout juste de survivre de sorte que la souscription d’une couverture privée est exclue; par ailleurs, il se peut que leur niveau de revenu soit supérieur au seuil servant de critère d’admissibilité à un régime de soins dentaires public. D’autres, enfin, sont contractuels ou travailleurs autonomes et font face à des difficultés de la même nature. De fait, les spécialistes expliquent que « dans certains cas, les travailleurs pauvres ont maintenant moins accès aux soins de santé buccodentaire que les personnes qui gagnent le salaire le plus bas, car ces dernières ont accès à l’assurance publique, contrairement aux travailleurs pauvres11 ». De plus, certains chômeurs qui pourraient être admissibles à une aide n’y ont pas accès pour diverses raisons complexes.

Dans l’ensemble, les spécialistes comparent cette situation à une « courtepointe de régimes de soins dentaires de base », qui semble inefficace. L’Association dentaire canadienne (ADC) observe : « Ainsi, chez les familles et les particuliers à faible revenu et de statut socio‑économique inférieur, les personnes sans régime de soins dentaires, les personnes âgées et les Autochtones du Canada, l’état de santé buccodentaire est globalement inférieur à celui de la population en général12 ».

Étant donné la dépendance du Canada à l’égard des couvertures dentaires privées, dans un contexte où le rôle joué par les régimes publics est limité, ce ne sont pas seulement les personnes que nous considérons traditionnellement vulnérables qui, de plus en plus, sont à risque. « Les recherches montrent que l’accès aux soins dentaires est peut-être en voie de devenir plus difficile pour les Canadiens à revenu intermédiaire également. Les travailleurs à revenu intermédiaire font face à des changements importants de leur environnement de travail, et notamment à une diminution du montant et de l’accès à une couverture dentaire liée à l’emploi13 ». De plus, « en raison de la précarisation des emplois et de l’importance accrue des emplois à temps partiel, les avantages sociaux fondent et la couverture dentaire d’un nombre grandissant de Canadiens est nettement réduite, voire nulle14 » [traduction].

Même chez les personnes qui ont un régime de soins de santé, la couverture dentaire varie d’un employeur à un autre et peut être assez sommaire; de plus, de nombreux régimes prescrivent la prise en charge d’une quote-part ou d’autres modalités de partage des coûts. Par exemple, l’ADC explique : « Certains régimes ont recours à d’autres moyens pour limiter les dépenses : une franchise annuelle, une limite financière ou un nombre maximum de rendez-vous chez le dentiste dans une année15 ».

Les soins dentaires ne sont pas bon marché…

Un coup d’œil rapide aux guides provinciaux des tarifs de soins dentaires – sur lesquels la plupart des dentistes se fondent pour établir leurs honoraires – révèle que la facture peut être salée, en particulier pour les familles. À preuve :

  • Examen de rappel : 55 $
  • Détartrage (séance d’au plus 15 minutes) : 45 $
  • Deux radiographies (interproximales) : 25 $
  • Obturation en composite (plombage blanc) sur deux faces : prémolaire permanente : 195 $
  • Obturation en amalgame (d’argent) sur deux faces : molaire permanente : 125 $
  • Traitement de canal (une seule racine) : 500 $
  • Prothèse supérieure complète : 1 180 $, frais de labo compris
  • Couronne en métal (or) : 990 $, frais de labo compris

… Et si vous avez besoin de soins majeurs, par exemple un pont ou traitement de canal suivi d’une couronne, les honoraires peuvent atteindre des milliers de dollars16.

Par-delà la disponibilité et l’abordabilité…

Même dans les cas où des régimes publics sont offerts, les personnes qui pourraient répondre aux critères d’admissibilité n’en bénéficient pas toutes. Et même lorsque l’abordabilité n’est pas en cause – comme dans le cas des régimes de soins dentaires d’employeur – il arrive que les examens périodiques ne soient pas couverts. Pourquoi les gens ne reçoivent-ils pas les soins buccodentaires dont ils ont besoin?

  • Faible sensibilisation à l’importance d’une bonne santé buccodentaire : Comme nous l’avons démontré, une vaste campagne de relations publiques est nécessaire pour assurer la promotion de la santé buccodentaire. Il se peut que la population ne soit tout simplement pas consciente de la relation entre la bouche et le corps, ni de l’importance d’une bonne santé buccodentaire.
  • Méconnaissance de la disponibilité de régimes de soins buccodentaires : Comme les soins buccodentaires sont les laissés-pour-compte de notre système de soins de santé, beaucoup de gens ne sont peut-être même pas au courant de l’existence de régimes publics.
  • Démarches compliquées : L’accès aux régimes de soins dentaires publics passe en général par un processus compliqué et fastidieux tant pour les patients que pour les dentistes, ce qui peut avoir un effet dissuasif sur les deux groupes.
  • Obligations plus pressantes : Les gens vulnérables peinent en général à résoudre des problèmes immédiats tels que la nourriture, le logement et la santé physique et mentale, de même que les difficultés engendrées par les barrières linguistiques et culturelles ou l’isolement. Quant aux personnes qui ont une couverture dentaire privée, le manque de temps est peut-être la principale raison pour laquelle elles ne vont pas chez le dentiste, à moins – sauf votre respect! – que ce ne soit tout simplement la paresse.
  • Peur d’aller chez le dentiste : Certaines personnes deviennent angoissées rien qu’à l’idée d’aller chez le dentiste. Cela peut tenir à de nombreux facteurs, comme la peur d’avoir mal ou le fait d’avoir eu de mauvaises expériences. La phobie du dentiste peut aussi être attribuable à la répulsion que la clinique dentaire inspire à cause, par exemple, du son des fraises.

… Pour ce qui est des obstacles à l’accès, en somme, tout comme les déterminants sociaux – le revenu et les conditions de travail, le statut social, la scolarité et la littératie de même que le milieu physique, par exemple – ont un impact négatif sur la santé en général, ces facteurs influent négativement sur les soins buccodentaires, même si une couverture plus ou moins complète est offerte.

Par exemple, une étude fait ressortir que les personnes âgées, les gens qui vivent dans la pauvreté et les travailleurs pauvres, les enfants en bas âge, les personnes vivant dans les régions rurales, les immigrants de fraîche date, les réfugiés, les Autochtones et les personnes handicapées sont les groupes où l’incidence des problèmes de santé buccodentaire est la plus élevée et ceux qui éprouvent le plus de difficulté à accéder à des soins buccodentaires. Pour en savoir plus, regardez cette courte vidéo :

Inequalities in Oral Health Care and Access to Dental Services among Canadians

https://www.youtube.com/watch?v=y_mxYIY08WY

Il est heureusement possible d’améliorer la situation des soins buccodentaires au Canada. La résolution des problèmes n’est pas simple – et ne saurait se faire du jour au lendemain – mais, en fin de compte, tout le monde mérite d’avoir une bouche en santé et un sourire éclatant, et de jouir d’une bonne santé générale ainsi que de ses avantages sur la qualité de vie.

Tous les Canadiens devraient avoir accès à des soins buccodentaires de qualité

L’Association dentaire canadienne « estime qu’un accès équitable aux soins doit être un objectif important des organisations professionnelles de dentisterie. Grâce à la collaboration entre le milieu de la dentisterie, les autres professionnels de la santé, les organismes caritatifs et les gouvernements fédéral et provinciaux, cet accès continue de s’améliorer. En plus de conserver les programmes professionnels, caritatifs et non‑gouvernementaux existants, de nouveaux modèles doivent aussi être élaborés pour renforcer notre système de prestation de soins buccodentaires17 ».

Écoutons ce que nous disent nos bouches : les soins dentaires sont médicalement nécessaires. Les données scientifiques l’indiquent clairement. Bien sûr, compte tenu de la mission de GSC – créer des solutions innovatrices qui facilitent l’accès à une meilleure santé – nous ne sommes pas du genre à baisser les bras pendant que les gens dans le besoin sont en proie à toutes sortes de difficultés. « Au contraire, nous sommes proactifs », explique Steve Moffatt, chef, Croissance stratégique, de GSC. « Nous sommes constamment en quête de solutions. En ce qui concerne le défi que représente la prestation de soins buccodentaires de qualité, nous sommes déterminés à assurer le leadership nécessaire pour devenir des catalyseurs de changement. Il s’agira certes d’un processus de longue durée, mais notre but est de nous appuyer sur les données scientifiques pour améliorer le sort de millions de gens en veillant à ce que tous les Canadiens vulnérables aient accès aux soins buccodentaires essentiels. »

Steve explique aussi que pour atteindre cet objectif, GSC privilégie la collaboration. « Nous collaborons avec le plus grand nombre d’intéressés possible pour envisager les enjeux sous tous les angles et recueillir auprès d’eux une masse d’information sur l’orientation à adopter et les types de projets à exécuter. Nous visons à nous entourer d’une foule de collaborateurs, qu’il s’agisse de représentants des administrations fédérale, provinciales, territoriales et municipales, de dentistes, d’organismes de réglementation des professions dentaires, d’associations professionnelles, d’agents de sensibilisation à la santé buccodentaire ou d’autres professionnels des soins de santé et chercheurs de même que de groupes de défense, et des gens vulnérables eux-mêmes. »

Nous rendrons compte du plan d’attaque général de GSC pour améliorer la situation des soins buccodentaires au Canada, mais entre-temps, Steve encourage tout le monde à...

« comme on dit, engager la conversation! »

Sources:

1, 2, 12, 13, 17 “The State of Oral Health in Canada,” Canadian Dental Association, March 2017. Retrieved April 2017: https://www.cda-adc.ca/stateoforalhealth/.

3 “Can periodontal disease ruin your overall health?” Ontario Dental Assistants Association website. Retrieved April 2017: https://odaa.org/can-periodontal-disease-ruin-your-general-health. “The link between periodontal disease and cardiovascular disease: How far we have come in last two decades?” Prasad Dhadse, Deepti Gattani, and Rohit Mishra, 2010, US National Library of Medicine National Institutes of Health website. Retrieved April 2017: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3100856/.

4 “Can periodontal disease ruin your overall health?” Ontario Dental Assistants Association website. Retrieved April 2017: https://odaa.org/can-periodontal-disease-ruin-your-general-health. “Diabetes and periodontal disease: a two-way relationship,” L. Casanova, F. J. Hughes, and P. M. Preshaw, 2014, British Dental Journal. Retrieved April 2017: www.nature.com/bdj/journal/v217/n8/full/sj.bdj.2014.907.html.

5 “Can periodontal disease ruin your overall health?” Ontario Dental Assistants Association website. Retrieved April 2017: https://odaa.org/can-periodontal-disease-ruin-your-general-health. “Bad dental health can lead to pneumonia,” Yale study suggests, Richard Alleyne, 2011, The Telegraph. Retrieved April 2017: www.telegraph.co.uk/news/health/news/8979191/Bad-dental-health-can-lead-to-pneumonia-Yale-study-suggests.html.

6 “Oral Health and Bone Disease,” National Institute of Health Osteoporosis and Related Bone Diseases National Resource Centre website. Retrieved April 2017: https://www.niams.nih.gov/health_info/bone/bone_health/oral_health/default.asp. “Dental Care in Canada: the Need for Incorporation into Publicly Funded Health Care,” Elisabeth McClymont, 2015, University of British Columbia Medical Journal. Retrieved April 2017: https://ubcmj.com/ubcmj-volume-7-issue-1/dental-care-in-canada-the-need-for-incorporation-into-publicly-funded-health-care/dental-care-in-canada-the-need-for-incorporation-into-publicly-funded-health-care/

7 “Dental Care in Canada: the Need for Incorporation into Publicly Funded Health Care,” Elisabeth McClymont, 2015, University of British Columbia Medical Journal. Retrieved April 2017: https://ubcmj.com/ubcmj-volume-7-issue-1/dental-care-in-canada-the-need-for-incorporation-into-publicly-funded-health-care/dental-care-in-canada-the-need-for-incorporation-into-publicly-funded-health-care/.

8, 9, 10 Healthy Living: Canadian Health Measures Survey, Health Canada website. Retrieved April 2017: www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/pubs/oral-bucco/fact-fiche-oral-bucco-stat-eng.php

11 “Improving Access To Oral Health Care For Vulnerable People Living In Canada,” The Canadian Academy of Health Sciences, 2014. Retrieved April 2017: cahs-acss.ca/wp-content/uploads/2015/07/Access_to_Oral_Care_FINAL_REPORT_EN.pdf

14 “Canada's private dental care system fails the most vulnerable,” Paul Allision, Montreal Gazette, 2016. Retrieved April 2017: montrealgazette.com/opinion/columnists/opinion-canadas-private-dental-care-system-fails-the-most-vulnerable

15 “Understanding Co-payment: What is co-payment?” Canadian Dental Association website. Retrieved April 2017: https://www.cda-adc.ca/en/oral_health/talk/copayment.asp

16 2017 Provincial dental fee guides; approximate costs rounded up.